PERSONNES AUTOCHTONES

 

 

En 2019, l’American College of Trial Lawyers a décerné le prestigieux prix Emil Gumpert à PBSC afin que nous puissions mettre sur pied le Programme des droits de la personne des peuples Autochtones, le premier programme en son genre au Canada.

 

PBSC et l'Ontario Federation of Indigenous Friendship Centres travaillent présentement à l'élaboration d'un programme de formation sur la compétence interculturelle autochtone et les droits de la personne propres aux réalités autochtones pour les avocat(e)s et les étudiant(e)s en droit. Nous travaillons également à la mise en place de deux cliniques juridiques gratuites sur les droits de la personne. Les cliniques offrant des services liés aux droits de la personne seront situées dans les centres d'amitié autochtones de Toronto et d'Ottawa.

Le Programme des droits de la personne des peuples Autochtones est guidé par un Conseil consultatif se composant d'Aîné(e)s, de membres de communautés autochtones urbaines et d'autres partenaires de programme, notamment la Commission canadienne des droits de la personne, la Commission ontarienne des droits de la personne, le Centre d’assistance juridique en matière de droits de la personne et McCarthy Tétrault.

Les équipes des cliniques se composeront d'avocat(e)s bénévoles et d'étudiant(e)s en droit PBSC qui fourniront gratuitement, à toutes les personnes qui s'identifient comme des personnes autochtones, des conseils juridiques sommaires et qui dirigeront les gens vers d'autres ressources offrant des services dans le domaine des droits de la personne en vertu du Code des droits de la personne de l'Ontario et de la Loi canadienne sur les droits de la personne. Les étudiant(e)s en droit donneront également des séances d'information gratuites sur les droits de la personne.

Les cliniques ouvriront leurs portes en janvier 2021.

URBAIN

 

En Ontario, 85,5 % des membres des Premières Nations, des Métis et des Inuits vivent dans des zones urbaines ou rurales.

RACISME

 

Dans le cadre d’une étude, 77,6 % des personnes interrogées ont déclaré que le racisme à l'égard des personnes autochtones par des personnes non autochtones est un problème dans la ville où elles vivent.

COMPÉTENCE CULTURELLE

 

Afin de faire avancer le processus de réconciliation au Canada, la CVR demande que les avocat(e)s et les étudiant(e)s en droit suivent des formations sur la compétence interculturelle, le règlement de différends, les droits de la personne et la lutte contre le racisme.

NOS ÉTUDIANT(E)S

Tomas Jirousek

Tomas Jirousek est un Niitsitapi (Pied-Noir) et membre de la nation Kainai (nation du Sang). Tomas suit les traces de ses grands-parents, Otahkoitaa (Yellow Creek) et Apiniskim (White Buffalo Rock), en tant que membre du clan All Tall People. Tomas en est à sa première année de droit à l’Université de Toronto, et s’est joint à la faculté après avoir été le premier membre des Premières Nations à se distinguer comme major de promotion à l’Université McGill. Pendant ses études à McGill, Tomas a mené diverses initiatives visant à favoriser une communauté plus inclusive et plus solidaire pour les étudiants autochtones. Il a notamment dirigé avec succès une campagne visant à changer le nom de l’équipe sportive masculine de l’université, les McGill Redmen. 

Tomas attribue à ses grands-parents le mérite de lui avoir inspiré ses études de droit. Survivants des pensionnats, ses grands-parents ont lutté contre le racisme systémique et le manque de compétences culturelles dans le système judiciaire. Malgré ces défis, leur dévouement continu envers la réconciliation et la justice communautaire rappelle la force et la résilience des Pieds-Noirs. Tomas trouve ainsi dans le travail de ses aînés et de sa communauté une inspiration constante, et souhaite mettre à profit son diplôme de droit pour faire avancer les réformes systémiques du système judiciaire.

Angel Larkman

Angel Larkman est une Anichinabée et membre non inscrite de la Première Nation de Matachewan. Mère, fille, sœur et tante, elle étudie également en deuxième année de droit à l’Université d’Ottawa. Angel a acquis une grande expérience du système judiciaire ─ du tribunal de la famille au tribunal des successions ─ surtout si l’on considère qu’elle a passé vingt ans à contester la validité de l’émancipation « volontaire » de sa grand-mère. Dans le contexte de cette cause, elle a fait l’expérience de tous les niveaux de tribunaux : provinciaux et fédéraux, tribunaux de première instance et cours d’appel. Bien que la Cour suprême du Canada ait refusé d’entendre sa cause, elle n’a pas cessé de se battre pour que justice soit rendue à sa grand-mère. Ainsi, elle tente régulièrement de prendre contact avec les députés et le bureau des Affaires autochtones pour s’assurer que les engagements pris dans le dossier de l’appartenance en vertu de la Loi sur les Indiens sont respectés.

 

Angel aspire à faire du Canada un meilleur endroit sur le plan juridique pour les premiers habitants et habitantes de ce pays. Elle sait que ceux-ci ont une histoire et une situation uniques par rapport aux autres Canadiens et, à ce titre, elle estime que le Programme des droits de la personne pour les Autochtones est une nécessité. Elle est donc ravie de contribuer à faire connaître ce programme aux membres de la communauté. Nous vous invitons maintenant à faire la connaissance des membres de notre conseil consultatif.

NOUS JOINDRE

Pour en savoir plus ou pour vous impliquer, contactez Julia Tousaw, gestionnaire de programme.

78 Queen's Park 
Toronto (Ontario)

M5S 2C5

admin@probonostudents.ca

t: 416.978.4048